Psychothérapie

Mardi 26 juillet 2005
Dans mon blog, je vous parlerai de psychanalyse, psychologie et psychiatrie.

Je viens de me rendre compte de la chance extraordinaire que j'avais d'avoir fait une analyse  pendant près de 5 ans. Ce n'était pas programmé et surtout pas conscient. Il n'empêche que j'en retire un bénéfice immense.

Au cours de mon errement psychologique, j'ai rencontré de nombreux psychiatres. J'ai donc un avis sur la pratique  psychiatrique en France.

En psychologie, je suis vigilant car  vulgariser la relation de l'homme à soit n'est pas sein. Il n'empêche que j'ai une opinion en psychologie et que j'essairai de vous la transmettre sans simplification excessive.



Par jemexprime
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Lundi 1 août 2005
Aline nous donne sa vision de la psychothérapie et aborde la problématique essentielle du choix  du thérapeute.

Pour entamer la réflexion sur ce sujet, je vous invite à répondre aux questions suivantes :
Quel est votre expérience de la psychothérapie?
Je vous ferai part de mes expériences personnelles et vous dirai ce que chaque thérapeute m'a apporté.

Qu'attendez vous d'un térapeute ?
Je vous ferai part de mes attentes personnelles.

Comment avez vous choisi votre thérapeute ?

En ce qui me concerne, je n'ai jamais choisi mais je souhaite que ça change.

Je vous propose également d'éclairer cette problématique en réfféchissant sur les tentatives du gouvernement de mettre la main sur la santé mentale des français, en particulier avec l'amendement Accoyer qui vise à  évaluer les  thérapies et à dresser la liste des thérapeutes "agréés" par l'Etat.
Je vous propose de répondre aux questions suivantes :
Est-ce le rôle de l'Etat d'évaluer les psychothérapies ?
Quels sont les critères d'évaluation des psychothérapie ?


D'avance merci pour vos contributions précieuses.

Par jemexprime
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Mardi 2 août 2005
Je viens de prendre conscience que je suis en analyse  depuis de nombreuse années.

Comme M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, j'ai fait une psychanalyse sans en avoir vraiment conscience. Plus, j'ai offert de nombreuses résistances car je n'ai eu cesse de vouloir interrompre ma cure.  Car je dois l'avouer, ce n'est pas une lucidité éclatante qui m'a fait pousser la porte d'un analyste mais la nécessité de trouver une écoute en situation de crise. C'est jusqu'à présent toujours en réponse à un épisode dépressif que je suis aller consulter.

Et à chaque fois que je mes sentais mieux, j'interrompais ma cure analytique. Maintenant que je me sens réellement en paix avec moi même et que j'ai le sentiment d'avoir définitivement laissé la dépression derrière moi, je comprends que la poursuite de l'analyse me sera toujours profitable. Je crois même que c'est un signe de guérison que de se rendre compte de l'utlité d'une analyse en cours. Je pense que le refus de consulter un psy est synonume de mal être car les individus névrosés ont peur d'ouvrir leur inconscient. Je pense que les gens qui ont le plus besoin d'un psychothérapie sont ceux qui écartent violemment cette éventualité.

J'ignore le mécanisme en jeu dans la cure mais je mesure les bienfaits d'une telle démarche. Je me sens litterralement a-névrosé : je me suis libéré de la majorité de mes névroses ou je vis  en paix avec elle. J'ai l'impression de m'être débarassé de mes conflits internes. Je profite pleinement  des choses simples de la vie, sans besoins matériels excessifs

Ce sont des psychiatres qui m'ont écouté pendant  près de cinq ans sur un intervalle de temps de 8 ans.

Je vais vous indiquer mes principales expériences d'analysé en vous décrivant  le style des mes thérapeutes.




Par Rico
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Mercredi 3 août 2005
Me rendant compte de mes difficultés psychologiques, je suis allé pour la première fois voir un psychiatre à proximité de l'endroit où mes parents habitaient.

Ce dernier rm'a prescrit des médicaments  et m'a encouragé à faire une psychothérapie.

Je suis donc allé  voir un psychiatre dans la ville  où je faisais mes études.

Il appartenait à la Société Psychanalytique de Paris

Pendant un 9 mois, ce dernier m'a donné l'impresion de m'écouter avec attention, 45 mn deux fois par semaine.

Il intervenait très peu me donnant seulement quelques pistes pour comprendre mon inconscient. Il s'intéressait à mes  lapsus, actes manqués, rêves. Il me donnait des voies de réflexions en répétant certaines phrases que je prononçais.  Très rarement, il me donnait ses interprétations de mes conflits internes, avec parcimonie et dans le but que je les découvre moi même.

Ce que j'ai retenu de lui c'et qu'il n'y  a pas de normalité. Il n'existe pas de gens normaux mais des personnes singulières.

Ces 9 mois de thérapie m'ont été très profitables et c'est sereinement que j'ai terminé mon année d'étude entamé dans la  douleur et le doute.

C'est de loin le meilleur psy que j'ai connus.  Malheureusement, je ne connais plus son nom sinon je vous l'aurai conseillé.

Remis sur pied, j'ai interrompu mon analyse car j'ai déménagé après mes études pour faire mon service militaire. Ca a été une grave erreur de croire que j'avais définitivement réglé les problèmes avec mon inconscient.
Par Rico
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Lundi 8 août 2005

Djaly me demande  :
"Que racontes tu à la psy.Tu lui parles d'un sujet précis ou pas?"

Franchement, je ne sais pas ce que je raconte à mon psy . Je parle, c'est tout !

Toute la semaine, j'organise ce que je vais dire à mon psy,  en  hiérachisant avec soin ce que je vais aborder en premier.

Devant lui, j'oublie tout ce que j'avais préparé et ma parole prend des chemins dont je n'avais même  pas soupçonné l'existence.

A mon psy, j'ai parlé de mes soufrances, de mes peurs, de mes doutes, de mes interrogations, de mon enfance, de mes rêves, de mes rélations avec les autres, de mes joies, de mes envies, de mes besoins, de mes projets, des situations difficiles que j'ai vécues.

J'aborde des sujets abstraits j'évoques, des situations précises.

Tout ce que je dis est désorganisé (en tout cas pour ma partie consciente), je laisse libre cours à ma parole sans me poser trop de questions.

Je pense qu'il n'y a pas de bon ou mauvais contenu pour la parole de l'analysé.
Je pense simplement qu'il faut s'exprimer avec le moins de résistance possible.


Par Rico
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Mardi 9 août 2005
Vous me posez certaines questions en matière de psychologie.

Je vous remercie pour votre confiance et suis touché par les compétences que vous m'attribuez.

Autant que possible, je vous donnerai mon opinion sur les questions que vous me poserez.

Cependant je souhaite faire une mise au point.

Je n’ai aucune compétence en psychologie, absolument aucune. J’ai lu quelques livres mais je n’ai aucune formation. J’exprime mon avis sur certains sujets en me basant uniquement sur mon expérience personnelle. Ce que je dis n’a aucun fondement scientifique et n’est en aucun cas généralisable. Aussi, je vous demanderai de recevoir avec vigilance mes articles et de prendre du recul par rapport à mes paroles.

J’ai conscience du danger de parler de psychologie sur internet et veillerait attentivement à ne pas écrire d’articles dangereux. Néanmoins, je peux ne pas être conscient du poids de mes mots. Aussi, si mes paroles sont trop lourdes pour vous, je vous prierai de me le signaler afin que je ne réitère pas mes maladresses et surtout à en parler à un psychologue pour vous libérer.

Si vous avez des questions personnelles lourdes, n’hésitez pas à vous adresser directement. à un professionnel

Si des psychologues me lisent, je souhaiterais qu’ils m’avertissent du danger potentiel de mes propos et surtout qu’ils en fassent part à mes lecteurs.

Je souhaite vraiment que vous ne personnalisiez pas mes réponses. Ce que je vous dis sur mon ressenti m’appartient et n’est pas généralisable. Nous sommes uniques.

Je ne crois pas aux consultations psychologiques à distance même par un professionnel de soin. Tout d’abord parce qu’il ne peut pas connaître quelqu’un à travers une lettre ou un entretien téléphonique, ensuite car il n’a pas à diagnostiquer ou donner des conseils à distance. Je ne comprends pas comment on peut faire une consultation à distance et suis en particulier révolté par ces pratiques. Par exemple, je ne vois pas ce qu’apporte les Questions à Claude Halmos dans Psychologie Magazines où un patient est diagnostiqué et orienté par une psychanalyste à distance.

Je vous invite à vous rendre sur le site suivant qui fait le point sur les dangers des forums psy.

http://www.aapel.org/ethique.html


Je tiens à préciser que notre blog n’est pas un forum psy mais un lieu de parole où nous pouvons aborder la psychologie. Par ailleurs je suis anonyme mais vous connaissez l’essentiel sur moi, à savoir que je  suis totalement incompétent en matière de psychologie.

Par Rico
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Mercredi 10 août 2005

Lettre à Christohe André et Patrick Légeron
Auteurs de
La peur des autres
Trac, timidité et phobie sociale

J'ai acheté et lu  votre livre au coeur de ma dépression  car je me croyais phobique social
.
Notre blog m'a donné envie de le relire.

Tout d'abord, je tiens à vous féliciter d'avoir écrit un livre sur la difficulté de parler. Votre livre est précieux et montre à tous ceux qui ont la parole en souffrance qu'ils ne sont pas seuls et qu'il existe des solutions.

J'ai néanmoins quelques critiques à vous formuler.

D'abord le titre.
La peur des autres :  a-t-on des difficultés avec sa parole  parce qu'on a peur des autres ou parce qu'on a peur de soi ?
Trac, timidité et phobie sociale :
Je comprends pas pourquoi vous aborder deux   états certes parfois génant, le trac et la timidité mais qui ne remettent pas l'individu en cause dans son intégrité  et un problème important  que vous présentez comme une pathologie, la phobie sociale
Tracs et timidité sont des petits soucis de la vie quotidienne. Ils sont handicapants mais inévitables.
Ce que vous appelez phobie sociale et un problème bien plus important puisqu'il privé l'individu de sa parole. Pour autant, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une pathologie et qu'il soit souhaitable d'enfermer les gens en souffrance avec leur parole dans une  catégorie spécifique. Pour moi, il est important que quelqu'un  en difculté avec sa parole puisse trouver une aide  pour lui faciliter sa parole. Pour autant, cette personne n'est pas malade. Il est vrai que les diffciltés à s'exprimer provoquent des mal être comme l'angoisse et la  dépression et que, dans l'autre sens, des états comme  la dépression et l'angoisse nous rendent la parole bien plus difficile. Je comprends donc qu'on puisse soigner la difficulté de parler .

Ensuite les solutions :
Parmi les solutions pour retrouver sa parole, vous proposez les thérapies comportementales. C'est une piste intéressante cependant je ne comprends pas pourquoi vous remettez en  cause l'efficacité des thérapies à tendance analytique.
Vous dites :
P.216
"Les thérapies cognitives comportemenzatales (TCC) sont les psychothérapies les plus utilisées dans la prise ne charge de l'anxiété sociale. Elles ont fait l'objet du plus grand nombre d'études attenstant de leur efficacité".
Le fait  d'être l'objet d'une évalution est-il le signe d'efficacité ? Quels sont les critéres  utlisés ?

p.216
"La question du pourquoi et des raisons de ces dysfonctionnmenet passe délibérément au second plan, car à ce jour, rien ne permet de penser -ni études scientifiqeus ni témoignages - que comprendre pourquoi on était anxieux social améliorait l'anxiété sociale"
Comprendre les origines d'une difficulté n'a-t-il vraiment aucun effet positifs sur cette  difficulté ?

p.217
"La tendance des thérapeutes spécialisés  dans le traitement de l'anxiété sociale est donc de se concentrer plutôt sur les efforts de changement concrets et actuels que sur la réflexion à propos du passé ou de l'inconscient du phobique social"
Peut-on améliorer la parole sans toucher aux profondeurs de son être ?

p.263
"Une autre étude constatait quand à elle que les patients phobiques sociaux se voyaient proposer des thérapies analytiques  - qui n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité dans l'anxiété sociale - beaucoup plus souvent que des TCC"
Et les témoignages  d'amélioration de la parole par l'analyse si nombreux sur le web , à commencer par le mien ?


Que vous vendiez votre technique TCC,  je le comprends.
Que vous dissuadiez les personnes en souffrance de se tourner vers d'autres thérapies, je ne le comprends pas .

Par Rico
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Vendredi 12 août 2005
Dodie me demande si c’est normal d’avoir peur de déranger son psy.

Je n’ai jamais rien compris aux relations entre l’analysant et l’analysé mais je sais qu’il sont très complexes et que l’analysé passe par de nombreux sentiments et questions par rapport à son psy.

Par ailleurs, je pense que la normalité n’existe pas de façon générale et encore moins dans  la complexité de l’analyse.

Pour autant , je pense qu’on fait une analyse pour soi et uniquement pour soi, pas pour plaire à son psy ni être aimé par lui, encore moins pour lui faire passer un   moment agréable.

En plus, le psy est payé pour écouter. Il reçoit notre argent. C’est largement suffisant. On n’a pas à lui donner plus, et surtout pas une parole intéressante pour lui.
Par Rico
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Vendredi 19 août 2005
Une logique de la communication
P. Watzlawick, J. Helmick Beavin, Don D. Jackson
Editions points
1972

P.249
L'un des tout premier collaborateur  de Freud, Hans Sachs, s'est aperçu de la nature paradoxale de la psychnalyse. On lui attribure la formule selon laquelle  une analyse se termine quand le patient se rend comte qu'elle pourrait continuer indéfiniment.
Par Rico
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Jeudi 19 octobre 2006

Qu’est ce qui fait le plus d’effet, la parole donnée ou la parole reçue. La cure analytique est une « guérison » par la parole donnée. Les thérapies comportementales et cognitives proposent une « guérison » par la parole reçue.

   Alors qu’est ce qui est le plus efficace ?
Par Rico
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