Mardi 23 août 2005 2 23 /08 /2005 00:00
Le café est un moment privilégié ou les agents d’une organisation peuvent échanger des informations de manière informelle.

Je vous disais donc que, la  semaine dernière, j’avais occupé le bureau de notre dessinateur pour boire mon café avec une collègue.

Ce temps de parole m’a permis :
1. d’apprendre à mieux connaître cette collègue et donc de me sentir plus proche d’elle et de renforcer notre potentiel de travail en commun
2. de parler du projet dont j’avais la charge et de solliciter son avis sur la méthodologie que je souhaitais mettre en œuvre
3. de connaître la façon dont elle à l’intention de s’intégrer dans le projet et donc ses besoins, attentes et souhait
4. de parler de l’organisation dans le projet et d’identifier des pistes d’amélioration
5. de passer un bon moment

Il se trouve que cette conversation m’a été très profitable d’un point de vue professionnel car elle m’a permis de sonder de manière informelle un membre de l’équipe projet sur la façon de piloter le projet. Je n’aurais jamais pu avoir ces informations par une voie formelle, tout d’abord car la rencontre de cette collègue n’était pas une priorité pour moi , ensuite car j’ignorais qu’elle pouvait m’apporter les informations dont elle m’a fait part.

Dans le cadre de la  dynamique de groupe, cette conversation a crée du lien social et donc à augmenter notre potentiel de travail en commun ce qui est très appréciable dans le cadre d’un dynamique de type projet.

Cependant, le service ne dispose pas d’espace café identifié. Le hiérarchie ne l’a pas identifié comme manque et ils serait même considéré comme subversif  d’en faire la demande. L’agent pris en défaut de boire un café est en position de coupable alors qu’il participe à un processus essentiel de communication au sein de l’organisation.

Pour ma part, c’est au cours d’un thé presque quotidien dans le bureau d’une collègue voisine que je donne vis à mon projet et participe activement à la vie du service.

Un structure ne peut pas vivre sans espace café. Certains de mes collègues occupent le bureau des dessinateurs. Je bois un thé avec une collègue. C’est insuffisant mais largement mieux que rien du tout.



Par Rico - Publié dans : La parole dans les organisations
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