Mercredi 24 août 2005
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Je vais commencer par le commencement c’est à dire par vous dresser un bref portrait de l’enfant et de l’adolescent que j’ai été. Ce que je veux que vous saisissiez, c’est qu’à priori, rien ne me prédestinait à basculer de l’autre coté, du coté des personnes en dépression.
Jusqu'à vingt ans, je suis heureux. J’ai une famille formidable avec des parents aimant dans une fratrie unie. Je suis très social et possède de nombreux amis fidèles puisque des camarades de classe que j’ai rencontrés en sixième au collège me sont encore proches. Je fais du sport dont le ski, le kayak, le VTT, le ping-pong et le judo dont j’arborerai fièrement la ceinture bleue en terminal. Je passe mon enfance et adolescence dans un petit village de 400 habitants isolé dans la montagne. Certains diront qu’on s’ennuie tellement dans ce trou perdu qu’on devient un travailleur acharné ou un délinquant. J’ai basculé dans la catégorie des élèves studieux. Les premières années de collège sont difficiles puisque mon labeur n’est pas immédiatement récompensé mais à partir de la quatrième je me place invariablement au premier rang dans toutes les matières à l’exception de la musique et du français, matière dans laquelle je suis inexorablement moyen. Je suis très satisfait de cette position de premier de la classe et mes succès scolaires vont alimenter ma volonté de conserver cette position. Je ne me considère pas comme une personne douée mais comme une personne suffisamment organisée pour acquérir les connaissances nécessaires à la réussite. Dès la quatrième, mon professeur de mathématiques me destine à devenir un brillant élève en classe préparatoire scientifique. Je ne comprends pas vraiment ce que cela signifie mais j’y vois des perspectives encourageantes. Ce n’est pas parce que je suis premier de la classe qu’on ne m’apprécie pas, en témoigne mon élection comme délégué de classe en troisième et seconde. J’intègre la première S et la terminale C avec les félicitations des professeurs. De peu je rate la mention très bien au BAC, avec 15,65 de moyenne. Les années passant, je me fais de plus en plus d’amis tout en restant fidèle au socle solide d’amis que je j’ai rencontré au collège. Il deviennent et restent jusqu’à aujourd’hui mes amis de ma région.
Je ne fais pas de crise d’adolescence et ne révolte ni contre mes parents, ni contre ma famille. Je suis un jeune homme ordinaire et modéré qui ne boit ni ne fume. Je n’ai aucune difficulté psychologique et les seules questions que je me pose sur la vie sont suscités par la lecture et l’analyse de la peau de chagrin de Balzac en classe de première. Faut-il vivre de manière passionnée comme Rastignac au risque de voir sa peau de chagrin diminuer ou raisonnablement plus longtemps. Je suis convaincu que j’arriverai à concilier les deux
A 18 ans, je suis un homme heureux prêt affronter le monde et c’est avec cet esprit conquérant que j’intègre Math Sup. Je m’adapte facilement à mon nouvel environnement et continue à travailler studieusement dans l’internat. Je conserve ma place de premier en maths, physique et dessin industriel et passe donc en M’.
Suite le 31/08/05, où je ferai le point sur mes névroses enfantiles
Par Rico
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Publié dans : Ma dépression
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a bientot !