Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /2005 00:00
Les difficultés que je rencontre pour la promotion de la mise en place d'un réseau collaboratif dans mon projet m'amènent à poser les questions suivantes à l'égard de mon service  :
- Pourquoi mes paroles ne sont pas écoutées ?
- Est-ce que mon avis est si peu important ?
-  Pourquoi ne prend-on pas compte de ma singularité ?
- Pourquoi le besoin que j'exprime d'utiliser un outil de travail qui me faciliterait la tâche n'est pas pris en compte ?
- Pourquoi on ne me fait pas confiance ?
- Comment se fait-il qu'un supérieur hierarchique dispose de la vie ou de la mort de mes paroles et puisse enterrer mes idées sans justification ?


Encore une fois, je vous rapelle que mes propositions ne sont pas prétentieuses. Je ne sais pas si mes idées sont bonnes ou pas. Je ne souhaite pas avoir raison. J'exprime un avis, une conviction personnelle. Ma proposition de réseau collaboratif s'inscrit  ententièrement dans la stratégie du service. Elle n'aspire qu'à améliorer les conditions de travail donc la productivité de l'équipe.

Que mes propositions soient retenues ou pas ne m'importe pas. Ce que je souhaite c'est qu'elles soient débatues pas l'ensemble du service. Je n'aurai aucune déception si l'ensemble de mes collègues m'affirment que mon idée est mauvaise. En revanche, j'ai du mal à accepter que mes idées soient rejetés par un chef sans explication.

Mon rôlede promotion de ma paroel consiste donc à lancer un débat pour lequel mon chef n'est pas franchement enthousiaste. Je dois donc être suffisament subtile pour exprimer mes idées à mon service sans heurter mon chef, sans que ma parole soit considérée par une prise de pouvoir.

J'ai commencé par exprimer mes souhaits en réunion de service. Certains collègues ont été sceptiques, d'autres enthousiastes. Personne n'a manifesté de forte résistance sauf mon chef. J'ai répété plusieurs fois mes arguments avec force et conviction.

J'ai une chance inoui d'avoir un soutient technique essentiel pour la promotion du réseau collaboratif. Le responsable informatique est convaincu de la pertinence du réseau collaboratif et  souhaite s'investir dans ce domaine. Il s'occupe de la partie technique : droits administraif interne au service (adaptation du serveur local) et choix du produit. Il est prêt à me former pour l'utilisation du produit. Cete individualité est le pillier essentiel du projet réseau collaboratif (PRC). Sans lui, le PRC ne peut pas prendre vie. Le problème est qu'il n'a aucun soutient hierachique. Je vais régulièrement lui exprimé ma motivation et mes attentes mais ne suis pas son supérieur hiérarchique.  J'ai une immense peur, c'est qu'il jette l'éponge. En effet, il fournit un travail et donc consomme son temps de travail sans commande explicite de sa hierarchie. Après une réunion de service où mon chef a exprimé sa resistance, j'ai crain que le responsable informatique du service m'annonce son abandon du projet. J'ai eu l'immense surprise de le voir plus déterminé que jamais.

Le modeste PRC repose sur deux individus (moi et le responsable informatique du service)  dont la  seule motivation est la modernisation du service. Ils souhaitent faire avancer leur service. Ils savent que ce qu'il font ne leur apportera rien en terme de promotion et de valorisation sauf des ennuis avec la hierarchie qui risque de leur demander des comptes en terme d'optimisation du temps de travail.

Pourtant, ils prennent ce risque. Pourquoi ? Parce qu'il sont convaincus  que  le PRC améliorera les conditions de travail du service et parce qu'ils souhaitent faire partager leur conviciction. Ils ont besoin d'exprimer leur parole. Ils prennent vie au travail en partageant leurs idées.

Peu importe si le PRC n'est pas adopté par mon service. Au moins, il aura été débattu.
Peu importe, si l'équipe projet  n'adhère pas au PRC et ne l'alimente pas. Ils auront au moins donné leur avis.
Peu importe si le PRC meurt par essouflement. Au moins, il aura été testé.
Pour moi, il ne peut pas y avoir d'échec. Dans le pire des cas on tirera les expériences d'une tentative vouée à l'abandon.
Le seul échec pour moi est de me taire. De ne pas exprimer mes besoins, mes envies, mes rêves à mon entourage. J'ai besoin de parler.

Peut être que demain, mon chef enterrera définitivement le  PRC et me reprochera mes paroles.
Peut être que dans six mois, le PRC sera abandonné faute de motivation et je serai sanctionné par mon chef pour avoir fait perdre du temps à moi et à mon équipe.
Ces risques ne sont rien à coté de celui que je prendrai en fermant ma gueule, en m'interdisant d'exister au travail. La question ne se pose même pas car m'exprimer est un besoin pour moi.

J'ai la prétention de pouvoir apporter quelque chose à mon service et je ferai tout ce qui est possible pour moderniser le fonctionnemnet de mon équipe.

Je suis convaincu que chaque agent de la fonction publique peut en devenir un acteur. Je suis convaincu que les individualités sont le pilier de la fonction publique.
Je suis convaincu qu'on pourra moderniser la fonction publique en valorisant les idées des individus.

Parce que je crois en la fonction publique, je souhaite être acteur de sa modernisation.

C'est  mon défi !
J'espère que ma parole y contribuera.








Par jemexprime - Publié dans : Projet Réseau collaboratif
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