Vendredi 27 octobre 2006
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2006
22:30
Les jeunes de banlieue sont réputés violents mais les mots de certains responsables politiques ne sont-ils pas tout aussi violents ? Racaille, « individu méprisable », n’est-il pas un terme profondément violent ? Comment une jeunesse défavorisée, confrontée aux inégalités et dont l’avenir est incertain peut-il en plus accepter d’être méprisé par un homme politique ? La violence est impardonnable et il n’est pas question de la tolérer sous quelle forme que ce soit. Aussi, j’exprime mon désaccord avec des jeunes qui brûlent des voitures mais également avec les politiques qui utilisent la violence verbale. Comment des paroles peuvent-elles faire diminuer la violence alors qu’elles mêmes sont violentes ?
Eteint-on un feu avec de l’essence ?
Par Eric
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Jeudi 26 octobre 2006
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2006
20:26
Hier soir sur France inter, le sujet du téléphone sonne concernait la révélation par le médecin de la pathologie du patient à ce dernier. Certains se plaignaient de s’être fait annoncer une maladie grave de façon brutale, d’autres de ne pas avoir été informés de la gravité de leur pathologie. Constat a été fait que les médecins n’avaient presque pas de formation en psychologie et se retrouvaient détenteurs de vérités scientifiques parfois difficiles à gérer face à un malade : utilisation de mots incompréhensibles pour le patient, révélation de diagnostics alarmant à la va vite parfois par téléphone, mensonges pour ne pas inquiéter le patient. Les médecins se cachent derrière des excuses qui les arrangent « Nouveau dispositif réglementaire imposant l’accès au dossier médical » pour les uns, « Patients trop fragiles pour entendre la vérité » pour les autres. Finalement, ils oublient peut être l’essentiel, le rôle de la parole et de l’écoute dans la relation avec la patient. Car ce n’est pas seulement la gravité d’une pathologie qui fait souffir mais aussi la façon dont elle est perçue.
Par Eric
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Mercredi 25 octobre 2006
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2006
19:07
Qu’est ce que la réalité ?
Est-ce une construction de chacun selon sa perception du monde comme le pense Watzlawick ?
L’analyste sujet supposant savoir est-il plus proche de la réalité que son patient tourmenté par le refoulement ou la forclusion ?
Le psychiatre garant de la normalité définit-il la réalité?
Y a-t-il une réalité ? Qui la détient ? Cela a-t-il une importance ?
Par Eric
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Mardi 24 octobre 2006
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2006
22:11
Ce matin, j’ai discuté avec un collègue qui m’a indiqué qu’il choisissait ces prestataires de services et commerçants en fonction de leur aptitude à le respecter par la parole. Il préfère marcher 20 minutes de plus pour déposer sa voiture chez le garagiste que d’aller chez un garagiste qui ne prend pas la peine de lui dire de patienter 5 minutes quand il doit patienter cinq minutes. Ce matin, le train de mon collègue avait 35 minutes de retard et le seul reproche qu’il fait à la SNCF c’est que le contrôleur ne les a pas tenus informés de ce qui se passait. Si ce dernier ignorait ce qui se passait, mon collègue se serait contenté d’un « Nous ignorons l’origine de la panne mais nous mettons tout en œuvre pour l’identifier ». On se rend compte que, dans des situations de crise, c’est souvent l’absence de parole qui rend la perception de la crise dramatique mais pas les événements eux-mêmes. Finalement, on ne reproche pas aux gens d’être imparfaits car personne n’est parfait mais de ne pas avoir communiqué. Les individus sont capables d’excuser beaucoup de choses mais ne comprennent pas pourquoi on ne les informe pas par quelques paroles rapides et gratuites.
Par Eric
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Lundi 23 octobre 2006
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2006
22:54
La parole oui, mais il y a aussi l’écoute : la capacité à prendre en compte la parole de l’autre. Le dialogue est basé sur la réciprocité. Notre parole nous apporte beaucoup mais celle de l’autre autant. Or écouter est très compliqué car cela demande du temps et implique de lâcher prise sur son raisonnement, sa logique, ses envies pour construire la parole à deux. Ecouter l’autre c’est accepté d’être amené dans des lieux inconnus et prendre le risque de voir ces paroles discutées. Mais c’est surtout le bonheur et la richesse d’élargir son point de vue et de découvrir des horizons merveilleux.
Par Eric
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Dimanche 22 octobre 2006
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2006
18:31
Ce blog encourage à la parole mais contient des articles disant que la parole tue dans la catégorie harcèlement moral : la parole peut faire mal, détruire quand elle manque de respect. La parole a une puissance telle que des mots peuvent avoir des impacts considérables sur celui qui la reçoit. Aussi, je pense qu’il est important de penser à celui qui reçoit notre parole et de faire preuve de respect avant de prononcer une parole. Mon blog est une invitation à la parole dans la mesure où cette parole respecte les autres. Je crois qu’on peut toujours être honnête et même critique mais qu’il faut procéder avec tact. La parole ne doit pas entraîner la fin de la parole. Toute parole qui entraîne une rupture du dialogue doit être réfléchie.
La parole libère ; s’exprimer est vital mais le respect des autres est à mon sens très important.
Par Eric
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Samedi 21 octobre 2006
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2006
19:25
L’empereur allemand Frédéric II de Hohenstaufen a fait élever des enfants en les privant de parole pour voir qu’elle langue ils parleraient de manière spontanée. Les nourrices qui s’occupaient des enfants leur prodiguaient tous les soins nécessaires mais avait interdiction de parler. Ces enfants ne parlèrent ni Hébreu, ni Grec, Ni latin, ni arabe : ils moururent.
La parole est-elle nécessaire pour survivre ?
Peut-on créer du lien sans parole ?
Par Rico
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Vendredi 20 octobre 2006
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2006
18:40
Platon nous rapporte par l’intermédiaire de Socrate que Theuth inventaire de l’écriture a proposé son invention à Thamous régnant sur l’Egypte en lui vantant l’intérêt de posséder un moyen permettant de conserver la mémoire. Mais Thamous n’a vu dans ce nouveau média qu’une trahison de la pensée. Pour lui, la vérité est dans la parole et la matérialité de l’écriture la trahit. Même si les philosophes contemporains ne partagent pas la position de Platon, ils apprécient l’étude de ce texte qui soulève la question de la parole et de ses médias.
Au 18ème siècle c’est encore cette question qui a opposé Rousseau le « naturel » à Diderot l’ « Encyclopédiste ».
La parole est-elle la seule vérité et ses média des artefacts trahissant la pensée de l’Homme, certainement pas, mais on trouve dans la parole quelque chose d’unique et d’inimitable.
Par Rico
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Jeudi 19 octobre 2006
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2006
20:00
Qu’est ce qui fait le plus d’effet, la parole donnée ou la parole reçue. La cure analytique est une « guérison » par la parole donnée. Les thérapies comportementales et cognitives proposent une « guérison » par la parole reçue.
Alors qu’est ce qui est le plus efficace ?
Par Rico
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Mercredi 18 octobre 2006
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2006
19:43
Comme beaucoup, je fais des stages dans le cadre de la formation continue, quelques jours en groupe d’une douzaine de personnes avec un formateur. Certains collègues sont à la recherche de cours structuré avec un support de cours de qualité. Je prétends que moins un cours semble structuré plus il permet d’acquérir des connaissances et compétences.
Je m’explique. Je suis convaincu que la pédagogie active participative est le meilleur moyen de transmettre un savoir. Le formateur interpelle les formés pour qu’ils s’interrogent et posent des questions. Un bon formateur abordera l’ensemble du programme en répondant à des questions. Sa démarche pédagogique est donc adaptée à une demande qui correspond à une problématique posée. Le formé est actif est assimile beaucoup qu’en cours magistrale.
Le paradoxe, c’est que beaucoup d’individus formés ne reconnaissent pas cette méthode et n’évaluent le stage que par la qualité du support qu’il leur est distribué. Le support de cours, c’est un moyen de combler son angoisse de remplir un peu le vide de son ignorance de soulager ses névroses.
Par Rico
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